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  • Caroline Baeyaert

Histoire d'un enfermement mental...



Dans toute relation à ce que vous vivez, vous avez à chaque instant deux types de choix : soit retourner dans vos anciennes limitations, angoisses, séparations de vous-même et séparations d'un possible + heureux, soit poursuivre votre ouverture d'esprit, votre ouverture à la vie et donc à une conscience + élargie de vos propres aptitudes au bonheur.

Il y a une prison en tout être humain que l'être ne peut voir : cette prison c'est lui-même quand il pense se connaître et qu'il se donne à vivre ce qu'il a établi de "bon" pour lui mentalement, sans aucune écoute de ce qu'il vit en lui au-delà de ce qu'il pense vivre. Il y a une prison en tout être qui pense qu'il pourra être heureux ou qui pense qu'il n'y arrivera jamais : la manière de penser ce qu'il vit et ce qu'il est, ce qu'il ne vit pas et ce qu'il n'est pas, sans jamais prendre conscience de ce qu'il vit et est

J'ai voulu en finir avec ma vie il y a maintenant bien des années. Je n'en pouvais plus de vivre la vie comme je la vivais. J'avais pourtant tout essayé pour pouvoir changer, pour pouvoir enlever de ma personne ces parties de moi qui étaient constamment insatisfaites, constamment dans la peur et constamment dans un grand sentiment de solitude, moi qui étais pourtant très entourée familialement et amicalement. Il existe des détresses intérieures qui ne se voient pas extérieurement. Je pense que lorsque ma famille réalisa que j'avais voulu mourir, ce fut une surprise : je donnais constamment le visage d'une personne enjouée, tranquille et bien des ses pompes. J'étais à l'intérieur toujours terriblement seule, dans un sentiment de peur et de culpabilité qui ne pouvaient qu'entraver toute relation sentimentale avec une autre personne. C'était le drame de ma vie : je ne me supportais pas quand j'étais seule en célibataire, et je n'arrivais pas à me sentir bien sur le long terme dans une relation à deux. Il y avait toujours curieusement en moi ce sentiment d'angoisse et d'insécurité qui venaient s'inviter, même à des moments où tout semblait bien aller. Je n'en pouvais plus d'être moi. J'aurais donné n'importe quoi alors pour pouvoir vivre en étant quelqu'un d'autre que moi. C'était bien là ma difficulté en fait : je ne le pensais pas, je n'en avais pas conscience, mais je passais effectivement à vivre une "moi" qui n'était pas complètement pas moi et qui était souvent même "d'autres" que moi. Je me pensais seulement et ma manière de vivre à moi ne pouvait pas être heureuse dans le seul contrôle mental : je fonctionnais différemment, j'avais d'autres ressources, j'avais bien d'autres manière d'être moi. Mais prise dans le contrôle mental incessant de ma vie, je ne le voyais pas. Pourtant, à chaque fois que je vivais dans une très façon de tout maîtriser, de tout contrôler mentalement, cela générait cette angoisse et ce mal-être et curieusement, que ce mental crée des choses heureuses, des réussites ou pas, c'était à la fin le même résultat : cela ne me convenait pas et je portais ma vie comme un immense fardeau.

Il n'y a de vie heureuse que si l'on vit au-delà de cette prison mentale qui conditionne toute chose vécue dans une connaissance déjà pré-établie. La connaissance déjà pré-établie avant d'être vécue engendre toujours une rencontre avec ce que l'on vit dans la limitation de ce qui existe déjà dans son mental. Ainsi, même si on pense évoluer dans sa pensée, on reproduit toujours les mêmes conditionnements de réactions, de choix, de manières de se vivre, de vivre sa vie. Ainsi, on n'a pas d'autres choix de possibles de vie que de recommencer ainsi pratiquement toujours les mêmes cycles émotionnels, mentaux, etc. C'est ce que l'on nomme l'illusion du mental : se donner à penser le changement alors qu'il n'existe pas.

Apprendre à ouvrir les limitations de son mental et élargir la conscience de Soi, c'est sortir de cette manière de vivre conditionnée à ce qui a toujours été pensé, donc vécu dans une manière de vivre pré-établie par la seule pensée. Ainsi, il existe d'autres possibles dans sa vie qui vont se vivre "naturellement" du moment que sa perception, sa conscience et sa manière de rencontrer ce que l'on vit changent véritablement. Je parle alors de cohérence énergétique : ce qui se vit vraiment, qui est vraiment là, Présent, et non ce qui est pensé comme présent, comme étant là. Quand on se donne à penser quelque chose qui n'existe pas, qui est illusion, il se vit une incohérence énergétique : on le pressent à l'intérieur, sans forcément pouvoir le mettre en mots. C'est cette écoute-là que nous développons : cette Écoute de cet au-delà, de cet au-delà des conditionnements et des formatages mentaux inconscients ou pensés dans sa tête préalablement établis. Au bout d'un moment, c'est ce que vous vivez qui vous apporte ce que vous pensez de nouveau sur vous, sur de nouvelles découvertes dans votre rencontre avec la vie, l'autre, etc. Cela donne bien autre chose : la sensation d'être réellement bien vivant, plus "complet", plus "épanoui" sans vivre différemment qu'avant pourtant en apparences dans ce que voient les autres, mais en pouvant le vivre bien différemment ! Cela n'empêche pas de rencontrer des évènements de vie pas faciles par moments, mais il existe alors en soi bien d'autres ressources et réponses à ce que l'on vit que celles que l'on ne cesse de reproduire dans le contrôle mental et qui n'alimentent au final qu'un éternel recommencement de ses propres souffrances.


Il existe en chacun un au-delà que le mental ne peut penser. Cela n'empêche en rien de le vivre pour développer la conscience de Soi et vivre enfin plus Pleinement sa vie.


Caroline Baeyaert

Praticienne Pleine Conscience


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